Vendredi 16 Janvier 19h - Exposition et Projections “Oh My Sugar” d’Emmanuelle Sarrouy
OH MY SUGAR !
Exposition jusqu’au 28 janvier 2009 - Visite sur RV (06 85 12 67 88)
Projections de :
- Oh my sugar ! (environ 20 min / couleur / janvier 2009)
- Baby Dolls 1: Le temps du gouter , Baby Dolls 1 - A time to eat (5′28 / couleur / DV Pal-Beta SP stéréo / octobre 2001)
- Fin de Siècle- End of Century (8′26 / N&B / DV Pal-Beta SP stéréo / janvier 2002)
- Films (trilogie) réalisés à partir d’images recyclées
- Bad Dream Nevermore (2′ / couleur-N&B / DV Pal-Beta SP stéréo / avril 2002)
(image du Hussard sur le toit de Jean-Paul Rappeneau) - C’est de l’homme qu’il s’agit! - Man is in question! (6′ / couleur / DV Pal-Beta SP stéréo / janvier 2004)
(images des Oiseaux d’Alfred Hitchcock) - Le Sourire du chameau - Smiling Camel (4′30 / couleur / DV Pal-Beta SP stéréo / février 2004)
(image d’Alfons Alt, peintre/photographe)
Présentation de l’ Expo “Oh My Sugar” d’Emmanuelle Sarrouy :
“40 ans et 3700 sucres. Il était temps. Aujourd’hui je prends cette grande décision. Je me mets à nu. Et vous montre… Ma précieuse collection internationale de sucres enveloppés commencée en 1981, à Dieppe, Normandie. Depuis, je ne prends plus de sucre dans mon café. Depuis, il paraît que je suis une glycophile. De France, de Grèce, du Japon, d’Espagne, d’Italie, des Etats-Unis, de Croatie… Les sucres pleuvent, accompagnés de leurs parades d’images. Au départ je suis seule à les récupérer. Puis c’est la famille, les amis, les amis d’amis qui me fournissent. Et moi j’admire, je compte et j’empile les boîtes comme de précieux trésors. Le sucre enveloppé se conserve très bien à l’abri de la lumière. Quelques uns noircissent au fil des ans. Le sucre enveloppé que vous trouvez pour accompagner votre thé ou votre café dans les bars, restaurants, hôtels, n’a pas de valeur marchande et c’est ce qui fait son prix. Sa valeur est affective et gustative. On entre dans un rapport amoureux avec la nourriture.
Récupérer les sucres, les classer, les compter, les ranger dans des boîtes, cartons, eux aussi récupérés…
« Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme » disait Lavoisier. Le recyclage, le remploi, la récupération, le détournement est un art de vivre. Avec les sucres comme avec les films. On s’empare de ce qui est là devant soi, on se l’approprie pour en faire autre chose. Une nouvelle forme, une nouvelle vie, un nouveau regard émergent de cette pratique. Il y a d’abord une compulsion jouissive, maladive. Puis le recyclage vient bousculer le regard, réveiller les âmes endormies. ” E.S.
BIOGRAPHIE d’Emmanuelle Sarrouy
contact : http://www.endogene.fr
Née à Lausanne, Suisse, le 02 décembre 1968, Emmanuelle Sarrouy vit et travaille à Marseille. Elle passe son enfance au bord de la Manche à Dieppe, en Normandie. Après une année à l’École des Cadres à Paris, arrivée en Provence en 1988, entre Marseille, Aix, Cassis et Lourmarin, elle suit des études d’anglais et de cinéma, et soutient une Maîtrise d’Études Cinématographiques sur le film gore des années 80 avec Nicole Brenez en 1993. Elle est d’abord traductrice de scénarii de dessins animés, régisseuse de cinéma, puis directrice de casting.
Elle publie de nombreux articles sur le cinéma et le cinéma expérimental, notamment dans Admiranda, Repérages, Simulacres, Exploding, Les Inrockuptibles, La Marseillaise, et est correspondante pour Le Technicien du Film de 2002 à 2004. En 2003, elle co-écrit un ouvrage sur les séries télévisées, Nos Séries cultes. En 2005, elle participe à l’écriture du livre sur le film collectif Paris, je t’aime et collabore à la réédition du Dictionnaire du Jeune Cinéma Français (à paraître). Programmatrice au Festival Tous Courts d’Aix-en-Provence dès 1995, elle s’occupe depuis 2001, en collaboration avec Jean-Paul Noguès, d’une section vidéos et films expérimentaux.
Elle réalise depuis 2000 des vidéos et installations qui sont montrées dans de nombreuses manifestations internationales dont les festivals Cinémas Différents (Paris), Vidéoformes (Clermont-Fd), Instants Vidéo (Marseille), Images Contre Nature (Marseille), Hambourg (Allemagne), Printemps des Poètes (Paris), Videopoésia (Buenos Aires), Zebra Poetryfilm (Berlin), Festival du Film d’Aubagne, et à la Cinémathèque Française (Paris). Membre du Collectif Jeune Cinéma, elle fonde en 2007, en collaboration avec Jean-Paul Noguès, la société de production Endogène. Elle prépare aujourd’hui une installation multimédia sur la quête de l’enfance et deux docus-poèmes, l’un sur un sculpteur, l’autre sur les élections présidentielles 2007.
Filmer la vie, la mienne, celle des gens et des êtres qui m’entourent, que je croise, le repas, les voyages, la route… Filmer ces instants de vie, éphémères, les fragments d’un quotidien qui se prend à devenir magique. Quand je filme, je ne sais pas encore si cela fera partie d’un film ou pas. Je filme comme je vis. Selon l’envie. C’est ensuite, dans un deuxième temps, que les images surgissent. Ce sont ces moments que l’on ne maîtrise pas qui m’intéressent et que je cherche à capter. C’est parce qu’ils sont quasi insaisissables que leur valeur est si précieuse.
Mes films sont des portraits d’Hommes/Animaux, portraits dansants, chantants, parfois effrayants : réflexions poétiques sur l’humanimalité, rencontres improbables entre auteurs, musiciens et film de found-footage…
Guimik Gallery
1er étage - 43 Rue Sénac - 13 001 Marseille
Tél : 06 85 12 67 88
Métro : Noailles, Réformés, Cours Julien
Parking : Jean Jaurès, Gambetta
Entrée sur adhésion 20 Euros / an ou 5 Euros la soirée

